Voyager en couple, est-ce une bonne idée ? 

Avant de partir pour un long voyage en couple, vous vous posez peut être cette question : « Allons-nous rentrer ensemble… ou séparément ? ». Résisterez-vous à la tentation de le/la planter là, au milieu d’une rizière ? De l’assommer à coup de sac à dos 50 litres ? De lui faire gicler du répulsif à moustique corrosif en plein dans les pupilles ?

 

Se décider à partir, plus facile en couple ?

Être deux donne du courage. Quand déjà on a du mal à se convaincre d’aller faire un footing autour de chez soi, ce n’est peut être pas plus mal de se motiver ensemble à partir découvrir le monde. On aurait plus vite fait de se défiler sinon ! Là, on étudie le projet, on pèse le pour et le contre, on calcule, on s’organise et chacun met la main à la pâte et surtout on rassure l’autre.

 

« Tu te souviens Roméo quand nous naviguions sur le Mékong aux reflets orangés à bord d’une petite barque ? »

 

De l’intérêt du voyage partagé 

Pour que votre aventure ne se transforme pas en voyage de l’enfer, mieux vaut accorder une importance particulière au choix de votre moitié. Si vous avez déjà pu vous tester mutuellement en milieu sédentaire et comprendre les rouages de vos cerveaux tordus, il n’y a pas de raison pour que l’expérience nomade tourne au vinaigre.

Mieux, le voyage risque bel et bien d’étoffer le mythe amoureux de votre couple. Vous allez vous créer des souvenirs uniques (oui, même si des milliers d’autres couples ont foulé le même sol et vu les mêmes choses que vous) que vous vous remémorerez jusqu’à vos vieux jours : « Tu te souviens Roméo quand nous naviguions sur le Mékong aux reflets orangés à bord d’une petite barque ? » ; « Oh, mes papilles se souviennent encore de ce Pad Thaï dont le goût (et le prix) est resté inégalé ».

On peut raconter, radoter, questionner sans avoir peur d’embêter parce que Lui/Elle a vécu la même chose. On devient des gardiens de nos souvenirs communs. Des complices qui usent de références qu’eux seuls comprennent vraiment.

 

S’entraider en cas de coups durs 

À deux, on partage l’émerveillement en cas de bonheur, mais on s’appuie aussi l’un sur l’autre en cas de coups durs. Et des coups durs il y en a forcément de temps à autres. Vous venez de vous faire pirater votre carte bancaire ? Vous vous retrouvez dans un endroit lugubre ? Vous êtes assailli(e)s par des bestioles rampantes, visqueuses et vicieuses ? Stressé(e), fatigué(e), vous n’avez plus le courage d’aller négocier un tuk-tuk ? Vous pensez que votre vie va s’arrêter brutalement en plein vol Air Asia ?

Dans ces cas là, on n’est pas mécontent de ne pas être seul à affronter la tempête. Bon si vous êtes deux pessimistes, anxieux, stressés du bulbe, vous avez des chances de ne pas vous tirer vers le haut. Mais sinon, ça arrange bien de se recharger en réconfort, tempérance et en amour pour faire face aux perturbations du voyage. Savoir qu’on n’est pas seul, nous a aidé à gérer l’inconstance du voyage. On est devenu l’un pour l’autre un repère.

 

« Si ton mec/ta nana n’est pas un psychopathe capable de t’éliminer en douce dans une rizière perdue, ça devrait bien se passer. »

 

Bien sur, voyager seul a aussi des avantages : en faire toujours qu’à sa propre sauce, à son propre rythme et certainement est il plus simple (tant il faut se faire violence) d’aller vers les autres parce que c’est une nécessité. Nous, on est épaté par les aventuriers solitaires et heureux. Même si c’est vrai que sur la route les rencontres ne manquent pas, qu’on n’est pas seul longtemps, nous n’aurions pas imaginé pouvoir vivre cette expérience autrement qu’à deux.

 

Se projeter et démarrer une nouvelle histoire

Le retour n’est pas forcément l’étape la plus simple à gérer. On est pris dans un méli-mélo d’émotions contradictoires : heureux de l’avoir fait, fatigué d’être dans le mouvement perpétuel, content de revenir, mélancolique, impatient d’avoir une situation plus stable, perturbé par le changement de cadre. On ressent tout et n’importe quoi. On est soudain arraché à notre bulle mais au moins on est deux à se comprendre.

Et c’est ensemble qu’on se prépare à un nouveau départ et qu’on inspire-expire/ le ying-le yang, tout va bien se passer, on ne restera pas coincé là, comme des « adulescents » bien longtemps. On gère à deux la pression qu’on se met soi-même et que nous transmet les autres « vade rétro satanas de français pessimistes » ; « Zen, pense au Mékong, Juliette».

 

J’y vais ou j’y vais pas ?

Mais oui, va-y. Si ton mec/ta nana n’est pas un psychopathe capable de t’éliminer en douce dans une rizière perdue, ça devrait bien se passer. Ça va pas être une lune de miel quand même, ne t’attends pas à faire frémir ton corps de plaisir tous les jours. Il y a des endroits sur ce globe où il fait quand même trèèèès chaud, tu risques de transpirer de tous tes pores et ne pas être au maximum de ta sexy attitude, qu’on se le dise. Mais c’est un test, si ton mec/ta nana t’éjecte du scooter en pleine cambrousse parce qu’elle peut plus saquer ton visage, ton short « Domyos » ou tes sous-vêtements dont tu ne peux pas souvent varier les motifs, tu sauras que ce n’était pas du sérieux votre histoire. Mieux vaut être fixé !

 

En conclusion

Voyager en couple, on dit OUI ! À deux c’est mieux (et plus économique !). Pour rester sur ce sujet, pour se tester, et pour rigoler, on a concocté un petit test : À toi de jouer !

 

Pour suivre Floriane et Rémy

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